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Avant de devenir la paroisse de l'Élysée et le sanctuaire du quartier des affaires, fréquenté par les artistes et les touristes, sainte Marie-Madeleine a été proposée à des usages variés. Paroisse, puis temple commémoratif des héros et victimes de la Révolution, de l'Empire et de la Restauration, le sanctuaire a souffert des hésitations de ses constructeurs. Avec ses colonnades, elle ressemble à l'Assemblée Nationale ou à la Bourse; elle est construite sur le même mode néo-classique que le Panthéon.

 

LES RELIQUES DE MARIE MADELEINE

Les reliques détenues à Paris, exposées dans le cœur de l’église, proviennent de Saint-Maximin. Elles avaient été offertes par Louis XVI à l’infant d’Espagne, don Ferdinand, à la suite d’un pèlerinage de sa mère, la duchesse de Parme Louise-Elizabeth (fille de Louis XVI), à Saint-Maximin en 1749. La relique fut alors emportée en Italie à la résidence du duc située alors à Plaisance. C’est en 1810 que Napoléon rapporta dans ses bagages, parmi les trésors de la chapelle du défunt duc de Parme, la chasse contenant les précieuses reliques. Après plusieurs péripéties, la châsse atterrit finalement dans la toute nouvelle église de la Madeleine d’où les liens importants, aujourd’hui, entre les sanctuaires de Paris et de Saint-Maximin

En 1781, Louis XVI avait fait extraire un fragment d'os du reliquaire de la Sainte Baume pour l'offrir au duc de Parme. Après les destructions révolutionnaires, Louis XVIII avait reçu d'Italie une partie de cette relique et en avait fait cadeau à la paroisse, en 1824. C'est la justification du sujet traité par Marochetti.

 

Le ravissement de Marie Madeleine (1857)

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Charles Marochetti mit douze ans à sculpter le Ravissement de sainte Marie-Madeleine. Ce groupe occupe le retable d'un autel monumental dont la blancheur est relevée par les ors de la somptueuse garniture d'autel d'époque Restauration. Cette statue évoque la tradition qui rapporte que Marie-Madeleine aurait terminé sa vie en Provence, à la Sainte Baume. Là, des anges venaient la soutenir dans ses extases, lorsque son âme quittait la terre et entraînait son corps vers les cieux.