Sources historiques et scientifiques

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Introduction

Pour une approche sérieuse des sources existantes concernant la venue de Marie-Madeleine en Gaule en 44 ap JC, nous sommes amenés à examiner des sources tirées des 5 grands lieux de la tradition provençale, à savoir Marseille (pour Lazare), Saint Maximin (pour Marie-Madeleine), Aix en Provence (pour Maximin et Sidoine), les Saintes Maries de la mer (pour Marie Salomé, Marie Jacobé et Sarah) et Tarascon (pour Marthe). Actes écrits, manuscrits, vestiges antiques, ces sources variées doivent être examinées conjointement. En effet, tout élément pris isolément pourrait laisser le lecteur dubitatif, faute de documents suffisamment fournis, alors que considérés tous ensemble, les 5 lieux de la tradition s'éclairent et se révèlent les uns par les autres de manière lumineuse.

Nous avons donc regroupé dans ce chapitre la plupart des éléments significatifs relatifs au culte et à la réalité de la présence des premiers évangélisateurs de la Provence, tous antérieurs à la redécouverte des reliques de Marie-Madeleine, en 1279. Les documents écrits antérieurs au VIIème sont peu nombreux: Les Sarrasins et les Normands les ont en grande partie anéantis au VIIIe et au IXe siècle.)

Chacun pourra ainsi librement apprécier si cet ensemble cohérent est en mesure de soutenir la solidité de la tradition provençale, qui fut remise en question au XVIIe par quelques érudits dont les écrits mirent à mal cette vénérable tradition au sein même de l'église, pour la discréditer auprès d'un grand nombre de fidèles pendant les siècles suivants. Pourtant à y regarder de près, le faisceau de présomption de tous ces éléments paraîtra assez convaincant à tout esprit honnête...

 

 

Sources concernant l'apostolat de Ste Marie-Madeleine en Provence

Datation très ancienne de la crypte de St Maximin

 Les fouilles archéologiques exécutées à St Maximin ont montré que la crypte de la basilique était un petit monument en élévation, dont il ne resterait qu'une partie, et qui aurait pu être partiellement enterré dans l'antiquité.  L'appareil retrouvé notamment en partie basse des murs, a été daté du 1er siècle.

Pour certains historiens ou archéologues, il s'agit d'un tombeau ayant appartenu à une riche famille gallo-romaine qui vivait non loin de là, dont on ignore les noms. 

Pour les tenants de la tradition provençale, il s'agirait très clairement des restes du premier mausolé (selon "l'ancienne vie de Marie Madeleine", édifié par Maximin pour ensevelir Marie-Madeleine venue mourir près de lui*) réaménagé par la suite, à l'époque paléochrétienne, après la paix de Constantin, et meublé de 4 ou de 5 sarcophages.(hypothèse émise car l'un des sarcophages comporte un couvercle qui n'est pas le sien) Sur les côtés latéraux on aperçoit encore les traces des niches primitives où l'on mettait les lampes à huile. 

les fouilles de 1850 et les dalles gravées (à venir)

 

 

Le sarcophage de Marie-Madeleine

extrait de la vie de Marie Madeleine (ancienne vie), cité par Raban Maur: "Saint Maximin, prenant le très saint corps (de Marie-Madeleine, ndlr), l’embauma de divers aromates et le plaça dans un honorable mausolée" 

  

la décoration du sarcophage; la fenestella..........(à venir)

Les autres sarcophages de la crypte

Leur aspect gallo-romain et les détails décoratifs caractéristiques les font dater de 3801. Il y a tout lieu de croire qu'ils ont été exécutés pour conserver et pour honorer les restes des premiers apôtres de la Provence, et qu'ils ont remplacé les premiers tombeaux, après la paix de Constantin2.

1selon les études de Fixot

 

Avec l'édit de Milan en 313, les chrétiens peuvent sortir de la clandestinité, représenter leur foi et la mettre en valeur dans l'art funéraire, aussi les sarcophages paléochrétiens du IVe siècle sont-ils caractérisés par des scènes bibliques, tandis qu'au Vè siècle, l'art funéraire évolue, les goûts changent et la scène biblique disparait au profit de motifs plus simples d'autant qu'on a désormais le droit de construire des églises et de les décorer librement.

Un petit prieuré de moines de St Victor établi à st Maximin

L'implantation des moines de St Victor dans la vaste provence ne se faisait jamais au hasard. Leurs fondations privilégiaient toujours des lieux stratégiques pour la foi, et particulièrement au plus près des tombeaux des saints. Pourquoi seraient-ils venus faire une fondation à St Maximin précisément, alors qu'il n'y avait là qu'une petite exploitation agricole et quelques villae? Villa Latta était alors composée de quelques fermes, non loin de la voie Aurélia, qui passait un peu plus loin, vers Tourves. Or une intense vie chrétienne s'est développée autour de ce premier monument funéraire romain...Quelle autre explication que celle d'un illustre tombeau auprès duquel les moines étaient venus chercher refuge et protection?

files/Photos/Basilique St Maximin/CRYPTE et reliques/sarcophage de marie madeleine.jpg 

 

St Maximin: le nom du village  

Pourquoi ce village au nom romain de Villa Latta fut-il ensuite par ses habitants sous le patronnage de Saint Maximin, dont la tradition relate qu'il fut le premier évêque d'Aix en Provence? Aucun texte n'a été retrouvé, car les premiers textes concernant les évéchés de Provence remontent au IVè, mais cela ne prouve pas qu'il n'y ait pas eu d'évêques dans la région dès le premier siècle.

Pendant la révolution le village fut rebaptisé Marathon, mais ce nom fut de courte durée....

 

 

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L'église et le baptistère du Ve et VIè siècle

Eglise construite vers l'an 500, de 25 m de long, près de cette nécropole antérieure (Fin IVe). Les dalles gravées qui sont actuellement dans la crypte datées du  IVè ou Ve appartenaient probablement à ces bâtiments. Cette eglise était encore en élévation au moment de l'invention des reliques. Elle atteste d'une importante ferveur chrétienne dans une bourgade alors minuscule et sans intérêt commercial ou stratégique particulier. Le baptistère a été démoli au XIe au moment de l'agrandissement de l'église.

Ces vestiges ( cf études des fouilles de 1993-1994) du baptistère et abside de la première basilique paléochrétienne, partiellement repérée) prouvent que dès le Vè siècle, une importante communauté chrétienne se trouvait à proximité immédiate de la" crypte". Vu la taille de ce baptistère, comparable à ceux de Fréjus et d' Aix, il s'agissait d'un lieu très fréquenté par les catéchumènes qui voulaient se faire baptiser au plus près de la sépulture des saints, comme c'était la coutume dans les premiers siècles

 

 

 

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Le parchemin de l'an 710 (aujourd'hui disparu)

 

 

L'inscription en latin (hic requiescit magdalenae corpus mariae)

aujourd'hui disparue, inscription (qui se trouvait aussi dans le sarcophage de Sidoine), sur une tablette de bois probablement très ancienne, que l'on trouva au milieu des ossements sainte Marie-Madeleine.

Les historiens de l'antiquité soulignent que plus une inscription funéraire est sobre, plus elle est ancienne. Probablement antérieure au IIème siècle.   Elle fait etonnamment écho à ce qui a été retrouvé dans le sarcophage de Marthe

 

 

LES VIES ECRITES DE MARIE MADELEINE

L'ancienne vie de Marie Madeleine du VIIè et la vie de Raban maur du IXè (à compléter)

 

L'ancienne vie de Marie-Madeleine 

 

 Recopiée plusieurs fois au fil des premiers siècles, nous n'avons plus le manuscrit original, mais c'est la plus ancienne vie de Marie Madeleine qui nous soit parvenue.

 

Extrait: "Sainte Marie-Madeleine, qui demeurait dans la compagnie de saint Maximin, comme la bienheureuse Marie, toujours vierge en celle de Saint Jean l’Evangéliste à qui le Seigneur l’avait confiée, s’abandonna à la sollicitude religieuse de ce saint disciple. C’est pourquoi, dans cette dispersion, sainte Madeleine s’étant associée à lui, ils se rendirent jusqu’à la mer, et montant sur un vaisseau, ils arrivèrent heureusement à Marseille. Là, ayant mis pied à terre, ils allèrent, par l’inspiration du Seigneur, dans le comté d’Aix, distribuant abondamment à tous la semence de la parole divine, et s’efforçant nuit et jour, par leurs prédications, leurs jeûnes et leurs prières d’attirer à la connaissance et au culte de Dieu tout puissant le peuple de cette contrée qui était incrédule et non encore régénéré par l’eau du baptême. Le confesseur et pontife Saint Maximin gouverna longtemps l’Eglise d’Aix, vaquant assidûment à la prédication, chassant les démons, ressuscitant des morts, rendant la vue à des aveugles, redressant des boiteux, et guérissant de toutes sortes de maladies.(Elle est considérée comme étant vraisemblablement ce qui nous reste des « Actes de Saint Maximin » disparus, cité par Faillon dans ses "Monuments inédits")

 

La vie de Marie Madeleine dans la Légende dorée

 Jacques Voragine (1230 † 1298), archevêque de Gênes, raconte le périple de la sainte en Provence, et sa mort à la Sainte-Baume, près de Saint-Maximin, dans son ouvrage rédigé entre 1261 et 1266, intitulé "Legenda aurea*" (Légende Dorée), compilation des vies légendaires et miraculeuses des saints et saintes du calendrier liturgique. * Rédigée en latin entre 1261 et 1266 

 

EXPERTISES SCIENTIFIQUES DES RELIQUES de Ste Marie-Madeleine

Expertise de 1974

Selon une expertise anthropologique réalisée par l’Institut d’archéologie méditerranéenne (C.N.R.S.) en 1974, les ossements dits de Marie-Madeleine provenant de la crypte de la basilique de Saint-Maximin et de l’église de la Madeleine à Paris appartiennent à une femme d’1m48, âgée d'environ 50 ans, de type méditerranéen gracile.

Expertise des cheveux

Des cheveux retrouvés en 1279 ont toujours été conservés à la Basilique. Quelques uns ont été analysés au microscope éléctronique en 2017. De nombreux éléments sont très intéressants. Dont des pollens de palestine (dossier en cours...)

Reconstitution virtuelle du visage  

Une proposition de reconstitution du visage de Marie-Madeleine a été faite en 2017 par une équipe de scientifiques (à suivre...)

Le Pèlerinage à la Sainte-Baume dès les premiers siècles

 du pape Etienne III en l'an 816, de Jean VIII en 838, ceux de Géraud d'Italie, de Boson et d'autres princes, également antérieurs à l'an 1000.

 

 

Récits et témoignages des pélerins (à venir)

 

 

Sources concernant l'apostolat de Marthe

 

Sarcophage de Ste Marthe à Tarascon[nbsp]

 

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De même que celui de Marie-Madeleine, le sarcophage de Marthe date du IVe. Sur ce sarcophage antique on peut voir entre autres personnages de l'évangile, sa soeur Marie-Madeleine aux pieds du Seigneur (à droite) et juste au-dessus d'elle, son frère lazare en train d'être ressuscité.

En 1979, sous l’autel de la crypte on découvrit parmi les vestiges antiques de ce qui fut vraisemblablement l’oratoire de sainte Marthe et son lieu d’habitation, une pierre de grande dimension qui ressemblait à un tombeau. Etait-ce le tombeau primitif de sainte Marthe, « la sépulture honorable », dont parle Raban Maur?

La collégiale Sainte-Marthe fut batie à l'endroit même où habitait la sainte. Elle abritait ses reliques, retrouvées en 1187, soit un siècle avant celles de Marie-Madeleine, après avoir été cachées lors d'une invasion sarrasine deux cent ans plus tôt.

C'était un des lieux de pèlerinage célèbres de Provence et parmi les plus anciens. 

 

Une tablette dans le tombeau de Marthe

 

portant les mots Hic Martha jacet, trouvée également dans le sarcophage de sainte Marthe à Tarascon.

Le prénom de Marthe

 

a été souvent retrouvé sur des sarcophages antiques dans la région de Tarascon aux premiers siècles. C'est curieusement la seule région du Sud de la Gaule où l'on retrouve ce prénom féminin usuellement porté en orient à cette époque.

 

 

Le roi Clovis

 

vint prier sur le tombeau de ste Marthe en l'an 500 et fut guéri

 Cet épisode est relaté par St Grégoire le grand dans son Histoire des Francs et repris par Raban Maur.

« Clovis, roi des Francs et des Teutons, qui le premier (des princes de cette nation) fit profession de la foi chrétienne, frappé de la multitude et de la splendeur de ces miracles, vint lui-même à Tarascon et, à peine eut-il touché la tombe de cette sainte, qu’il fut délivré d’un mal de reins très grave, qui l’avait vivement tourmenté. En témoignage d’un si grand miracle, il donna à Dieu, par un acte scellé de son sceau, la terre située dans un rayon de trois lieues autour de l’église de sainte Marthe, de l’un et de l’autre côté du Rhône, avec les bourgs, les châteaux et les bois, domaine que cette sainte possède encore jusqu’à ce jour, par un privilège perpétuel. »Raban Maur in « Vie » de sainte Marthe.

 

Les libéralités royales de Clovis

en faveur de l'église de Tarascon, dont on a les traces dans des manuscrits ont successivement confirmées par les Rois de France,  ne peuvent être expliquées que par sa reconnaissance envers sainte Marthe.

 

 

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Les chapiteaux du cloître de Saint Trophime à Arles, dans la partie datée du 9ème siècle, représentant sainte Marthe avec la tarasque et sainte Madeleine essuyant de sa chevelure les pieds du Sauveur.

 

 

 files/Photos/images divers florence/tympan vezelay marie madeleine.JPG (un des tympans latéraux de Vézelay, Marie-Madeleine est à gauche du Christ)

 

 

 

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La vie de Marthe (à venir)

 

 

Sources concernant la venue de Lazare et de Marie-Madeleine à Marseille

 

 

Les Actes du martyr de St Alexandre de Brescia

 

Ces actes (conservés dans l'eglise de Brescia en Italie) rapportent que sous l’empire de Claude empereur originaire de Lyon(41-54), saint Lazare était évêque de Marseille, et saint Maximin évêque d’Aix. 

 

Extrait des actes: Alexandre, né à Brescia, (à l’est de Milan) d'une famille illustre, et instruit des vérités de la religion chrétienne, alla à Marseille, encore adolescent, auprès du bienheureux Lazare, évêque de cette ville, lorsque l'empereur Claude persécutait les chrétiens. S'étant rendu de là à Aix auprès du bienheureux évêque Maximin, et ayant été affermi par lui dans la foi, et enflammé d'ardeur à souffrir le martyre pour Jésus-Christ, il retourna à Brescia: là, ayant vendu ses biens et en ayant distribué le prix aux pauvres, il entra, par le désir qu'il avait du martyre, dans le temple de Diane, et commanda aux démons, au nom de Jésus-Christ, de briser les idoles.

 

 

le légendaire d'Autun  

Cet ouvrage fut réalisé d'après le bréviaire d'Autun de 1480, ayant appartenu au Cardinal Rolin, grand mécène de l'époque. Il rapporte que tous les bréviaires d'occident antérieurs à cette date, considèrent comme vraie et universelle la tradition provençale, qu'il résume.

St Lazare était fêté 3 fois pendant l'année, à Autun

 

L'ancien tombeau de St Lazare à Autun

 

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Au Xe siècle les reliques de St Lazare furent emmenées à Autun au grand dam des marseillais qui conservèrent tout de même son crâne secrètement. En 1147 ses reliques furent transférées par Humbert de Bagé dans la cathédrale dédiéé au ressuscité, commencée en 1120. Le cercueil de plomb contenant les reliques fut mis dans un nouveau tombeau. (cf photo de la reconstitution ) Ses deux soeurs Marie-Madeleine (grande statue de 1,30m à droite sur la photo) et Marthe y étaient représentées. Le tombeau fut ouvert en 1727, et on y trouva encore le cercueil de plomb. Mais sous l'influence de personnalités jansénistes, on se mit alors à douter de l’authenticité des reliques de st Lazare, et on raconta que Lazare n’avait jamais été en Gaule, et n'avait jamais été évêque de Marseille. En 1766, les chanoines de la cathédrale décidèrent donc de détruire le tombeau ainsi que les statues de Lazare en évêque. Ce grand mausolée (11m sur 4,30m) avait un escalier montant au reliquaire, et il était situé dans le chœur de la cathédrale. Les pèlerins venaient très nombreux prier St Lazare. Dans le légendaire d'Autun, sont relatés les pèlerinages et les miracles advenus sur le tombeau de Lazare. Lors de eux hivers très rigoureux (1490 et 1660) les foules affluèrent en procession (400 processions) pour ne pas être décimé par la famine, et les récoltes furent miraculeusement abondantes...

En 1860, (soit la même année où le nouveau reliquaire de Marie-Madeleine fut fabriqué en remplacement de celui détruit par les révolutionnaires) on retrouva des débris de ce mausolée lors de travaux. Une partie de ces précieux débris a fini au Louvre et le tombeau a été restitué dans un musée d'Autun. (cf maquette)

Le chapiteau roman à Autun (XIIe)

 

files/Photos/images divers florence/chapiteau roman autun.jpg

Le Christ apparaît à Marie-Madeleine au matin de Pâques tandis que sur le côté droit on voit les saintes femmes au tombeau portant les aromates.

 

Les cartulaires d'Autun et de Vezelay

Le diocèse d'Autun dispose de deux cartulaires, l’un intéressant la cité épiscopale et le chapitre cathédral, l’autre le diocèse dans son ensemble rassemblant plus de 570 chartes. Le corps de saint Lazare patron de la seconde cathédrale , il est mentionné pour la première fois dans le cartulaire en 1195.*

L' établissement monastique de Vézelay où repose Marie-Madeleine dispose également de cartulaires propices à l’étude des références qu’ils font de leur trésor. Sont indiqués des miracles réalisés par Marie Madeleine au VIIIe ou IXe siècle. 

 

https://hal.archives-ouvertes.fr/hal-01141778/document vicissitudes des reliques dans le diocese d’Autun au moyen age ,de Diane Carron

 

 

Saint Victor (à venir)

 crypte etc

La bulle de Benoît IX

relative à la restauration de l'abbaye de Saint-Victor à Marseille. Cette bulle est, il est vrai, de 1040, mais elle s'appuie sur des écrits très anciens, pour rappeler l'épiscopat de saint Lazare et sa sépulture.

 

 

La pierre du Nautonier, Marseille (crédit photo musée d'histoire de Marseille)

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Stèle romaine du IVè (fragment d'un autel), retrouvée au XVIIè, derrière le couvent St Sauveur, lui-même construit à l'endroit où la tradition plaçait la prison de Lazare et le lieu de sa décapitation, place de Lenche (ancienne Agora grecque de la ville).On y voit la représentation d'une barque, d'un poisson sur la barque et de deux personnages, ainsi qu'une colombe. La communauté scientifique n'a pu interpréter clairement l'identité de ces personnages, tandis que pour les chrétiens de Marseille* il s'agissait de la barque des saints de Provence, dont le poisson symbolise l'église chrétienne aux premiers siècles, conduite par le Saint Esprit (la colombe) et surmonté par son pasteur, St Lazare en nautonier (celui qui conduit un navire dans l'antiquité greco-romaine) avec son baton, le baculum, marque de son autorité de pasteur gouvernant la première église...

Sous les premiers empereurs chrétiens, le lieu de la prison de Lazare a été aménagé en chapelle.

*Lors des processions solennelles en l'honneur de St Lazare, il y avait une station place de Lenche, où l'on chantait une antienne devant ce précieux fragment d' autel orné de fleurs et de guirlandes pour la circonstance.

La pierre du nautonier a été léguée au musée Borely en 1970 et se trouve au musée d'histoire de Marseille

 

 

la représentation du visage de Lazare ainsi qu'une inscription latine

dans une des cryptes de l'abbaye St Victor de Marseille (à venir....)

 

 

la chapelle antique de Marie-Madeleine (à venir)

 

 

Ecrits de Jean de Mailly et Vincent de Beauvais (dominicain)

ils ont ajouté dans leur vie de Marie-Madeleine, avant la parution de la Légende dorée (legenda aurea) l'épisode relatant le grand miracle de la conversion du gouverneur de Marseille qui se perpétuait dans cette ville.

 Le testament de saint Césaire d’Arles

 en 542: il y est fait mention de l'oratoire de Sainte-Marie-de-la-Barque (Saintes-Maries-de-la-Mer).

Est-ce en lien? Toujours est-il que la pierre du nautonier fut retrouvée au coin de l’ex-rue du Radeau, « ratis » en latin. (souvenons-nous que l’église des Saintes-Maries-de-la-Mer s’est longtemps appelée Notre-Dame de Ratis 

 

 

 

Sources concernant l'apostolat de St Maximin à Aix en Provence

 

 

L'oratoire de St Maximin dans la cathédrale d'Aix en Provence (et le baptistère antique)

 

les fondations de ces deux monuments uniques sont toujours visibles à l'intérieur de la Cathédrale St Sauveur.Comme pour la crypte de St Maximin, certains éléments de l'appareil en pierre ont été datés du 1er siècle.

Considéré par les chrétiens depuis toujours comme étant l'oratoire de Maximin, premier évêque d'Aix avant que cette tradition ne soit décriée au XVIIè par certains historiens contemporains probablement induits en erreur par des théories jansénistes. (pour en savoir plus, cf ouvrage de Jean Paul Migne plus bas) 

 

Le Testament de Guillaume 

Comte de Provence, datant de l'an 992, où il est fait mention du même sanctuaire et des donations de saint Césaire.

 

 

Une charte de Charles le Chauve

 par laquelle ce roi concède, dans la ville d'Arles, un monastère portant le nom de Sainte-Marie-Madeleine, bien que l'église fût dédiée à la sainte Vierge (Charles le Chauve a régné de 840 à 877).

 

 

Les Chartes de Rostang de Fos et de Pierre Gauffridi

 archevêques d’Aix en Provence relatives à la construction de l’église Saint Sauveur à Aix en Provence entre 1056 et 1082 où l’on trouve l’histoire détaillée de l’arrivée des premiers évangélisateurs de la Provence.

 

 

Sources concernant les saintes Maries de la mer

files/Photos/images divers florence/jacques de voragine.jpg

 

(Jacques de Voragine à gauche, fresque XVè- Ottaviano nelli )

 

 

 

Conclusion

Cet ensemble de faits prouve que le culte de sainte Marie-Madeleine, Ste Marthe et St lazare furent très vivaces en Provence dès les premiers siècles ainsi que le pèlerinage à la Ste Baume et sur son tombeau depuis les temps les plus reculés.

 

 

 

Certes il est peu de chartes, peu de faits sur lesquels les adversaires des traditions n'aient jeté le doute, ou qu'ils n'aient essayé de mettre en contradiction avec d'autres. Mais le débat ne sera jamais clos, parce que, de part et d'autre, on ne pourra jamais produire un document original d’époque, qui rende toute résistance impossible. Les détracteurs de la Tradition provençale seront toujours nombreux, mais comme Jésus a dit : « ce que les hommes tairont, les pierres le crieront » (Lc 19, 40)…Par contre, on ne convaincra jamais d'erreur ceux qui voient dans les monuments existants et dans les données historiques concordant avec les traditions, des motifs suffisants de croire que ces traditions séculaires de la Provence ont pour base des réalités.

 

Il en est de même pour la Basilique Saint-Pierre de Rome construite sur un site très ancien qui abrite le tombeau de Pierre : l’assurance de la vérité historique n’est confirmée que par la tradition de l’installation des papes en ce lieu.

(*) En 1279, Charles de Salernes, compte de Provence et neveu de Louis IX, découvre à St Maximin une crypte avec quatre sarcophages du IVè siècle dont les ossements sont vite identifiés comme ceux des saints Maximin et Marie-Madeleine. On y vénère le crâne (avec le Noli me Tangere). La mâchoire inférieure (vénérée à St Jean Latran) est donnée par Boniface VIII en 1281. En 1295 : Début de la construction de la Basilique de Saint Maximin. La garde des reliques est confiée aux dominicains.

 

 

 

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Pour aller plus loin...

 

Vie primitive et érémitique de Marie-Madeleine (V ou VIe siècle) (fichier pdf : 147 Ko)

 

Extraits de la vie de Marie-Madeleine à la Ste-Baume par Raban Maur (IXe siècle) (fichier pdf : 360 Ko)

 

La Légende dorée (XIIIe siècle) (Légende = "Histoire à lire"; partie sur Marie-Madeleine) fichier pdf : 240 Ko)

 

Introduction du christianisme dans les Gaules, Jean Paul Migne (cet écrit détaille les erreurs commises par les détracteurs de la tradition provençale et la façon dont ces erreurs se sont répandues au fil des siècles) fichier pdf 

 

« Monuments inédits sur l’apostolat de sainte Marie-Madeleine en Provence, et sur les autres apôtres de cette contrée : saint Lazare, saint Maximin, sainte Marthe, les saintes Marie Salomé et Jacobé » par l’Abbé Etienne-Michel FAILLON, 1848 (Apercu général avec liens pour télécharger les 2 tomes sur Google Livres : fichier pdf 325 ko).


Développement des preuves données ci-dessus à partir de l'ouvrage monumental de l'Abbé Faillon et d'autres sources historiques (fichier pdf : 607 Ko)

 

Etude scientifique (CNRS) sur les reliques de Marie-Madeleine en 1974 (fichier pdf : 76 Ko)